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lundi 14 novembre 2016

Négocier foncièrement le climat en 2016?

La gestion d’une organisation sollicite des intervenants variés dont la collaboration apparait parfois comme une gageure. Les conflits sont ainsi inhérents à la relation sociale. Simplement, il convient de les gérer convenablement afin que les oppositions ne conduisent pas nécessairement à un cataclysme. Le cataclysme en lui-même peut être à l’origine d’une remise en cause de la part des parties en conflit, aboutir à une négociation à l’issue de laquelle un juste milieu peut être trouvé.

La question en matière de négociation est la suivante : qu’êtes-vous prêt à perdre pour gagner ? Mon expérience m’a permis de comprendre que les conflits sont parfois salvateurs dans la mesure où ils facilitent une prise de distance critique vis-à-vis de l’objet querellé…en pratique, plusieurs intervenants contribuent à la gestion des droits fonciers au Cameroun par exemple. Cet objet suscite de nombreuses controverses entre les acteurs aux intérêts divergents ; Les entreprises affrontent les résidents pour l’accès à une ressource rare locale (terre arable, eau potable, bois…) sous l’arbitrage de la règle de droit parfois transformée en règle du plus fort. En effet, les résidents (dans ce groupe, l’on distingue les autochtones des allogènes) constituent une communauté parfois non homogène et parfois affaiblie devant la collusion des entreprises et des représentants publics. Cet état de fait trouve sa source dans le caractère limité de la règle de droit en matière de protection des droits fonciers des citoyens au Cameroun. Nous pouvons même parler d’une absence de directives légitimes en matière foncière au Cameroun.

La raison en est probablement la diversité des influences culturelles (locales et franco-anglaise) en la matière, voire aussi une volonté politique réduite ou frileuse. Négocier en mobilisant une médiation, perdre pour gagner, tout cela nécessité un référent, un référentiel, lequel reste malgré tout à construire non pas uniquement à l’échelle camerounaise, mais bien à l’échelle internationale comme le suggère l’actualité des accaparements de terres pour les investissements agro-industriels en Afrique. Les alternatives ouvertes par une gouvernance socialement responsable des territoires, en construction, pourrait contribuer à trouver des solutions opérationnelles à un changement climatique réel bien qu'
Eau, une ressource rare à négocier